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C’est hier, mercredi 18 mai 2016, que les policiers ont manifesté pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « haine anti-flic », à l’appel de plusieurs syndicats.

Lors des manifestations de ces dernières semaines, les policiers ont en effet subit quelques dommages. Les dommages sont par ailleurs partagés par les deux camps -police/manifestants-, car il s’agit généralement d’affrontements.

C’est pas leur faute, ils sont fatigués

Suite à la lecture de plusieurs articles publiés par des journaux plus traditionnels, j’ai remarqué qu’on tente systématiquement de dédramatiser les violences policières.
On donne la parole à des responsables syndicaux pour expliquer que ces violences sont du fait de la fatigue, de l’état d’urgence… En gros, ce n’est pas de leur faute si ils ont éborgné un jeune-homme. C’est la fatigue.

Du coup, on rend ces violences excusables, mais aussi passagères : Lorsque les choses reviendront à la normale (c’est pas pour demain, l’état d’urgence a encore été prolongé), les bavures devraient cesser. MENSONGE !

Les bavures ont toujours existé, et les cas sont très nombreux ! On ne va pas s’amuser à les dénombrer ici, mais rien que depuis le début des mouvements de contestation contre la loi travail, plusieurs vidéos le prouvant ont circulé.

Soit-dit en passant, l’argument des conditions difficiles qu’ils vivent peut très bien utilisé par les autres. Fatigués d’un système conçut pour user le citoyen, fatigués de parler dans le vide, fatigués du mépris du gouvernement à leur égard, et fatigué de voir des bourgois voter des lois qui permettront aux plus riches de pouvoir encore plus nous vider et nous jeter dès que bon leur semblera (voir l’article sur le réveil du peuple).

La police n’a jamais été là pour nous protéger

Elle est là uniquement pour garantir l’ordre politique, et rien d’autre. Sinon, on aurait des policier qui manifesteraient contre la loi travail, ou qui participeraient au mouvement Nuit Debout. Ils ne seraient pas là à frapper et gazer à tout-va dans les manifestations.

Les exemples sont nombreux,et la France n’est pas un cas isolé. Dans toutes les révolutions, la police est envoyée pour contenir la masse, pour la matraquer et l’intimider. Quand la police ne suffit pas, c’est l’armée qui est envoyée.

« Les ordres sont les ordres »

 

Lorsque les ordres vont à l’encontre de l’intérêt du peuple, il faut désobéir. L’excuse des ordres ne tient plus, les policiers ne sont pas des machines qui exécutent sans réfléchir. Si c’est ainsi qu’ils se considèrent, alors qu’ils ne demandent pas à leurs opposants de les considérer comme des personnes ayant une famille, une vie… Il faudra qu’ils assument leur condition de machine à obéir.

En conclusion, je ne dis pas qu’il faille aller casser du flic ! Simplement, que tant que ces derniers continueront à casser du manifestant, ces manifestants s’en prendront à eux. C’est aussi simple que cela : de la légitime défense. Tant qu’ils continueront à protéger les responsables de la situation actuelle du pays tel des remparts infranchissables, ils recevront des coups, car il faut d’abord faire tomber les rempars pour s’attaquer à la cour du roi.

Encore une fois, je ne suis pas un anarchiste. j’estime juste qu’on récolte ce qu’on sème.

 

 

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