nuit debout
Photo libération

Nuit debout, Manifestations qui dégénèrent, gronde populaire et syndicale qui prend de l’ampleur… Malheureusement pour le gouvernement, la diversion tentée avec le port du voile a l’université n’a pas eu l’effet escompté.

D’ailleurs cette fois, on sent bien qu’il se passe quelque chose.

On n’en est plus à la simple manifestation, où on demande gentiment au gouvernement une petite hausse de salaire ou une amélioration des conditions de travail.
On peut sentir un début de révolte aux airs de mai 68 qui plane dans les airs.
Alors oui, on n’en est pas encore là, mais plus on s’en éloigne et plus on s’en rapproche.

Et le gouvernement l’a bien compris. Lui, mais aussi l’ensemble de la classe politique.

Place de la République, le débat est ouvert. Est c’est louable ! Sauf pour ceux qui préfèrent réfléchir à notre place, nous dire comment penser, quoi faire, quoi manger…

Comprenez : ils risquent gros !

Alors ne vous attendez pas à un geste fraternel de leur part.

Entre ceux qui veulent carrément interdire Nuit Debout, ceux qui les qualifie de « gens sans rien dans le cerveau », ou le silence des autres ne voulant pas trop s’exposer, ce mouvement met toute la classe politique très mal à l’aise.

La classe journalistique n’est pas en reste, et préfère pointer du doigt les « casseurs » que mettre l’accent sur les bénéfices que ces assises peuvent apporter à une République à bout de souffle. D’ailleurs ça m’a toujours marqué de voir qu’il y avait des journaux à droite, et d’autre à gauche… Le principe d’un journal n’est-il pas de nous informer de façon objective et impartiale… ?

Une République à bout de souffle, c’est normal : On ne tape pas un sprint à 78 ans !

Et ce n’est pas juste le souffle qui lui fait défaut : L’audition et la vision semblent aussi poser problème :
L’audition, car le peuple a beau parler, hurler… mais rien n’y fait.
La vision, car visiblement ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

Face au mépris, à l’indifférence, aux insultes, il faut passer à la vitesse supérieure. Car le vote ne sert strictement à rien (voir l’article sur le droit de vote).
A mon avis, il faut nettoyer au karcher toute cette racaille de politiciens véreux, adeptes de magouilles en tout genre et de piston.

« Vous allez le payer de vous foutre de la gueule du peuple »

A un moment donné, la marmite va finir par éclater, et ils vont en prendre plein la gueule. Et il vont le payer très cher. C’est d’ailleurs pour éviter ça qu’ils envoient leurs toutous (CRS) jouer au flashball, frapper et asperger les manifestants de lacrymogène. Et ça s’étonne ensuite de voir des policiers blessés.

« Ah ils savent réagir ces moutons? Frappez les, il faut a tout pris maintenir l’ordre politique en place. Le peuple doit suivre, suivre, et survire ! »

A force de prendre les gens de haut, à pondre des lois inutiles et contraignantes, à trouver des diversions pour nous détourner du principal et de jouer avec le feu, la brûlure est inévitable. La facture sera élevée. Mais si il faut passer par là pour que les choses changent, eh bien soit.

A chacun de choisir son camp.

En tout cas pour ma part, j’estime que le temps de la diplomatie est révolu, et qu’il va falloir les faire sauter de leurs fauteuils et repenser une République qui redonne sa dignité à sa population.

Ceci n’est pas un appel à l’anarchie. Je pense simplement qu’on arrive à un stade où les changements doivent être provoqués autrement que par les urnes. Outil mis à notre disposition pour nous faire taire et rien d’autre.

 

Comme pour chaque article, le débat est toujours ouvert. Partagez, commentez, mais surtout, exprimez-vous !

 

 

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