nelson_mandelaLorsqu’on met un article en ligne, et qui plus est le premier, il est toujours difficile de trouver un sujet pertinent.

Après réflexion, j’en suis arrivé à la conclusion que plus on réfléchit, et moins l’article sera naturel, ne coulant pas de source.

L’idée de ce blog étant de simplifier au maximum le partage d’informations, d’opinions…, j’ai décidé de publier un  passage du livre « Un long chemin vers la liberté » de Nelson Mandela.

Véritable leçon d’amour, d’espoir et d’humanisme, il nous incombe de tirer les meilleurs enseignements de ces quelques lignes. Il ne suffit pas de se dire engagé, révolté, reprenant des citations célèbres de  Malcolm X, de Che Guevara, où encore Luther King. Il faut vivre son engagement, dans l’indifférence général ou dans l’adversité, et ne pas l’abandonner à la première difficulté.

Je me dis souvent qu’un individu n’a de principes que ceux qu’il a mis à l’épreuve. Combien d’entre nous sont prêts à aller en prison pour une cause juste ? Combien d’entre nous sont de véritables Mandela, Malcolm X (Malik Shabazz), ou plus récemment Moussa ibn Yacoub, se jouant des menaces, mettant leur personne au service de la Justice et allant jusqu’au bout de leurs convictions ?

Des hommes et des femmes de toutes cultures, toutes religions, toute origine, ont lutté non pas pour des biens, des honneurs… Mais  pour nos droits, pour la dignité des peuples, pour offrir à l’opprimé une lueur d’espoir. Quant-à nous, allons nous honorer leur combat ? Ou allons nous faiblir au moindre obstacle ?

Je vous laisse découvrir, ou re-découvrir ce petit passage (d’autres citations de Madiba sur http://www.babelio.com/auteur/Nelson-Mandela/9638/citations)

J’ai toujours su qu’au plus profond du cœur de l’homme résidaient la miséricorde et la générosité. Personne ne naît haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de son passé, ou de sa religion.

Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car l’amour naît plus naturellement dans le cœur de l’homme que son contraire.

Même aux pires moments de la prison, quand mes camarades et moi étions à bout, j’ai toujours aperçu une lueur d’humanité chez un des gardiens, pendant une seconde peut-être, mais cela suffisait à me rassurer et à me permettre de continuer.

La bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher, mais qu’on ne peut jamais éteindre.Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, il est enfermé derrière les barreaux des préjugés et de l’étroitesse d’esprit. Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté, tout comme je ne suis pas libre si l’on me prive de ma liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. Quand j’ai franchi les portes de la prison, telle était ma mission : libérer à la fois l’opprimé et l’oppresseur. Certains disent que ce but est atteint. Mais je sais que ce n’est pas le cas. La vérité, c’est que nous ne sommes pas encore libres ; nous avons seulement atteint la liberté d’être libres, le droit de ne pas être opprimés.

Nous n’avons pas encore fait le dernier pas de notre voyage, nous n’avons fait que le premier sur une route plus longue et difficile. Car être libre ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. La véritable épreuve pour notre attachement à la liberté vient de
commencer.

Nelson Mandela

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